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La BAC violente un sans-abris et son chien

2 May 2009 1,245 views 2 commentaires

A 20H40 la manifestation du 1er Mai est dispersée. Les quelques dizaines de manifestants sur place, jusque là encerclés et immobilisés par les CRS sont relâchés.

La situation semble sous contrôle, les caméras amateurs rentrent dans leurs sacoches. Soudain une vingtaine de policier de la BAC arrivent de nul part. Nous sommes au commencement de la rue Saint Antoine, sur un trottoir de la Place Bastille et deux hommes se mettent à hurler ainsi qu’un chien.

Ils reçoivent de nombreux coups de tonfa et des jets de gaz lacrymogène. Ils sont trainés sur le sol au coin d’un restaurant, derrière un mur de plantes, à l’abris des regards.

La foule présente autour s’indigne et cri à l’injustice, un des fonctionnaires de la BAC insulte de toute part de « PD » et de « sac à merde » tout en agitant sa matraque.

L’un des deux sans abris interpellés et relâché, il récupère le chien de son ami, abandonné sur la voix public, la gueule pleine de gaz lacrymogène et la patte boitant légèrement.

Nous avions remarqué l’autre homme emmené au poste de Police deux heures plus tôt. Il jetait la balle en mousse de son chien sur le bouclier d’un CRS.  Une personne sur dailymotion aurait aperçu une canette projetée peu avant l’interpellarion mais sans certitude et sans confirmation par la Police. Violence disproportionnée, voir injustifiée, c’est leur quotidien nous explique l’épargné. « On n’a plus rien ! J’ai pas le droit d’avoir des papiers, français et sans papier ! On me l’a volé trois fois et je les perdu une fois, aujourd’hui on me refuse la 5ème demande ! ». Révolté plus que jamais, la situation qu’ils vivent est une véritable impasse. Sans papiers ils ne peuvent toucher le RMI, ne peuvent demander la carte VITAL et n’ont pas le droit de voter.


La BAC violence sur sans-abris et son chien (vice de police)
envoyé par MilitantVibes

Article réalisé par Djez

2 commentaires »

  • Marie dit :

    Dans le 12ème arrondissement de Paris en novembre, le soir la nuit s’annonce froide: des policiers veulent chasser un SDF de sa bouche de chaleur. Je leur fais remarquer qu’il fait froid (le SDF est familier du quartier, alcoolique mais pas agressif, il me parait fragilisé par l’hiver). Un des policier a ces mots: “Ca ça doit partir de là”. Ils prétendaient être mandatés par “la Maire du 12ème”.

    Je leur ai dit qu’ils s’adressaient à un être humain et que j’étais scandalisée par leur volonté de le chasser d’une bouche de chaleur en hiver. L’un des policiers s’est alors posté devant moi, les jambes écartées et les mains sur les hanches, en me regardant sans rien dire comme pour m’intimider. Je leur ai également fait remarquer que si on le retrouvait, plus tard, mort dans un coin, cela pourrait être ennuyeux pour eux. Ils sont partis.

    Mes impôts devraient financer une police qui vient au secours des plus faibles, pas des tabasseurs, pas des policiers violents.

  • k-raf dit :

    s1pa la vidéo!
    comme d’habitude, tjrs au coeur de l’action le champenoi!!