Plusieurs artistes se sont retrouvés sous le nom de King Stone Effect. Un principe qui finira par devenir une habitude de la sélection de notre webzine, l’album est entièrement gratuit et téléchargeable sur le myspace du King Stone Family.
Les 9 titres, très colorés font intervenir des artistes aux styles très variés. La plupart issus des Yvelines et jouant avec le Control Tower Sound, ils ont l’habitude de chanter ensemble et ça se sent ! L’ensemble de l’album montre une grande cohérence alors que se ne sont pas moins de 9 artistes qui le composent. Avec un mélange de textes conscients et plus légers, les paroles voyagent de la langue française vers l’anglais. Roger Banton propage d’ailleurs très bien la vibration de nos voisins d’outre Manche avec « Crisis ». Mr Lézard retrouve quand à lui Lord Diamen sur « Du vert et du Ciel Bleu » où la voix posée du saurien rencontre habillement le flow percutant du Sold’jah. N’oublions pas non plus Terry Bible, Mota Favela, Lion Stepper, Original Tonkar, Lion Killa et Streup Daddy.
Il est plaisant de voir que de plus en plus d’artistes proposent gratuitement le fruit de leur travail. Encore plus appréciable, la qualité de ce dernier qui progresse significativement. Fini le temps où seules les petites impros maladroites étaient téléchargeables sans débourser un sous. Lors de la dernière édition, nous avions rapporté la sortie de Zot Ja Sav de Terry Bible, un album qui soutient lui aussi cette dynamique.
L’essor du gratuit, la liberté de consommé :
Mais alors comment vivrons nos chers artistes si le phénomène prenait de l’ampleur ? Les albums payants pourraient il garder leur place face à une concurrence aussi dure ? Mathieu de Danakil nous avait confié lors d’une interview en Octobre 2007, qu’au sujet du téléchargement en Peer to Peer « quand on est 10, 11, 12 à voyager, si on veut vivre de notre musique c’est pas en faisant des concerts qu’on y arrivera encore […] je pense que ça nuit aux petits groupes ». Balik, au chant, contrebalançait cet avis en expliquant que le téléchargement apporte un nouveau public pour les concerts et donc participe aux soutiens des artistes.
Dans cette logique, il faudrait donc réaliser constamment des concerts pour vivre de son art. Et pourquoi pas ? Après tout la musique se vit. Dynamiser le live serait un excellent moyen de relancer l’industrie de la musique. J’ai bien dis de la musique et non du disque.
Reste qu’en effet pour les groupes avec une partie instrumentale et donc nombreux, ils s’y retrouvent moins que les petites formations. Au final tout repose sur un seul lien, quelque soit le type de consommation, tout dépend du rapport entre le public et l’artiste. Plus le feeling sera présent, plus l’auditeur achètera l’album ou se déplacera au concert. D’ailleurs qui n’a jamais acheté le CD d’un artiste après une très belle performance vécue en direct ? Ha, si ils en existent encore, c’est le temps de corriger le tir !

Article réalisé par Djez



