Le plus grand Centre de rétention Administrative de France, le CRA de Vincennes, est parti en fumée ce dimanche 22 juin..
Loin de signifier une avancée dans la lutte pour les droits de l’homme, telle la bonne nouvelle que l’on attend depuis des mois. L’incendie qui s’est étendu aux deux bâtiments du centre est d’origine criminelle, en signe de protestation après la mort d’un réfugié Tunisien la veille, apparemment par arrêt cardiaque.

Alors que plusieurs dizaines de militants sont rassemblés aux abords du centre pour montrer leur mécontentement au lendemain de la mort du sans-papier tunisien mort dans des conditions très troubles, les deux bâtiments (CRA 1 et CRA2) sont la proie des flammes. La toiture de l’un d’eux s’est visiblement effondrée. Les bâtiments doivent être évacués. De nombreux pompiers étaient mobilisés pour combattre l’incendie, tandis que plusieurs retenus et policiers employés dans le centre seraient incommodés par les fumées, selon les premiers éléments. Un hélicoptère du SAMU était présent sur les lieux, ainsi que d’importants renforts de police, a-t-on ajouté de source policière.
“A traiter les hommes avec autant de mépris, il ne faut pas s’étonner de ce qui arrive. Ce sont tous les CRA qui risquent de brûler !” entend-on en réaction.
La police, elle, semble débordée, des courses poursuites ont lieu sur les parkings du centre, mais les militants se font de plus en plus nombreux, sans compter les centaines de passants présents sur place. Tous sont témoins de l’horreur dont le “pays des droits de l’homme” est responsable. Les sans-papiers, eux, sont regroupés dans la cour de l’école de police, et leur évacuation s’organise petit à petit après avoir été tabassés et gazés. On compte déjà plusieurs blessés, qui sont évacués rapidement. Les forces de police tenteront plusieurs manoeuvres d’encerclement des militants, alors que la répression se fait de plus en plus forte pour maintenir l’ordre sur place.. scène de chaos. Six sans-papiers sont inconscients, l’un d’eux a le bras cassé, et il semblerait qu’il a été blessé lors de l’intervention des CRS.

D’une capacité maximale de 280 détenus, le centre en comptait 249 avant l’incendie. Bilan: il en manquerait 50, d’après les premiers recensements, évaporés dans la nature. Espérons-le.
Avec les mesures inhumaines de SARKO/HORTEFEUX and CO. il n’est guère étonnant qu’au “Pays des Droits de l’Homme”, on connaisse -hélas- de tels évènements…
Vigilance et liberté pour les sans-papiers !
Article réalisé par Melk



