Quel sujet polémique que le cannabis. Polémique ? Pas tant que ça, quand on enlève les pro
cannabis, que l’on retire ceux qui respectent la loi sans la légitimé, force est de constater qu’il ne reste plus beaucoup d’opposants. Manipulé conviendrait mieux. Pourquoi et comment a t’on faussé le débat ?
Cannabis signifie la plante aux deux sexes. Une particularité de taille puisque chacun de ses genres a ses vertus propres.
Utilisée depuis 2800 ans avant JC pour la médecine, puis pour la réalisation de différents produits manufacturés, sa dangerosité est plus grande pour les grandes entreprises de l’industrie de l’alcool, pharmaceutique, textile et pétroliere que pour le consommateur.
La révolution économique et écologique endormie :
Utiliser son potentiel commercial agirait comme une véritable révolution économique et industrielle ! Une opportunité exploitée durant plusieurs siècles avant l’interdiction du cannabis femelle. Un acte qui engendre une impossibilité ou un désagrément pour l’exploitation des cultures mâles.

Le cannabis mâle fourni l’une des fibres les plus solides, notamment pour la confection du textile. Ainsi il permit la réalisation des voiles des bateaux, vêtements, jusqu’au XXème siècle où le coton commence à remplacer la plante miraculeuse.
La pulpe du cannabis permet de fabriquer du carburant et du papier. De plus elle est l’une des plantes résistant le mieux aux UV-B. Avec la diminution de la couche d’ozone, sa culture est nécessaire pour rester productif.
Les graines étaient utilisées en Chine dans l’alimentation des hommes et des animaux domestiques. Les protéines qu’elles contiennent renforcent le système immunitaire. Les feuilles peuvent être consommées comme fibres alimentaires. Le tout n’a aucun effet psychotrope (contrairement à la consommation de la fleur du plan femelle). L’huile peut être utilisée pour réaliser des peintures et des vernis.

De plus elle réduirait la production de produit chimique. La plante est résistante et n’a pas besoin de pesticides ni d’herbicides. Ses racines profondes sont bonnes pour le sol et sa taille et son ombre contraint l’apparition de mauvaises herbes.
Le chanvre est aujourd’hui autorisé pour réaliser des produits comme le textile, mais l’interdiction de posséder la plante (que l’on appel du chanvre sous forme mâle et cannabis sous forme femelle) rend sa culture impossible en France comme dans de nombreux pays. Le chanvre est donc importé ce qui réduit considérablement son pouvoir économique. A l’heure où le monde agricole souffre d’une crise terrible, la France se prive d’une solution pour de nombreux secteurs.
On a renommé de nombreuses fois le cannabis pour faire peur et inclure sa prohibition dans les consciences : shit, marijuana, beuh etc… Le mot marijuana apparaît dans les années 1930 aux USA pour couper tout lien avec le chanvre et permettre de voter sa prohibition (le Marihuana tax Act). Alors revenons à une base simple pour qu’elle ne soit pas diabolisée, appelons là “l’herbe” ou au pire “cannabis”.

Le cannabis est interdit en France depuis la loi du 21 décembre 1970. L’article L-628 du Code de la Santé Publique définit tout usage de drogue comme interdit, et par conséquent répréhensible.
Perturbation de l’ordre publique ?
C’est son interdiction qui perturbe l’ordre publique. Des réseaux mafieux l’exploitent, l’interdiction place un voile sur tous ses intervenants créant des situations où vous perdez vos droits : agressions par un revendeur, menaces, des situations où vous ne pouvez pas avoir recours à la Justice ! Cela augmente aussi les dangers pour la santé publique puisqu’une grande partie du produit consommable sous forme de haschich est coupé à des produits chimiques (paraffine, henné, terre, etc dans la limite de l’imagination) et le cannabis sous forme de plante est exploité sans contrôle sur les engrais chimiques. Une légalisation permettrait un meilleur suivi des produits.
Quand à la consommation des mineurs, le légaliser permettrait enfin aux parents d’influer sur l’accès ou non des enfants. Légaliser n’empêche pas d’encadrer la consommation en interdisant la vente aux mineurs. Alors que la prohibition amène la vente dans n’importe quel lieu de vie.
En 2008 on constatait 133.000 interpellations pour usage de cannabis. Autant de temps qui serait à consacrer à des affaires plus importantes, dont les agressions à la personne. Ces interpellations permettent d’augmenter le taux de résolutions des commissariats et de voiler les problèmes de délais ou d’échec des enquêtes concernant délits et crimes plus importants.
Les effets lors de la consommation ?
Il active le système cannabinoïde endogène. En conséquence se développe la sensibilité aux couleurs et aux sons, l’appétit et l’euphorie. Certaines douleurs et angoisses se dissipent. En contrepartie il ralentie les mouvements et l’efficacité de la mémoire récente. Quand aux conséquences sur la favorisation de la skyzophrénie auprès des individus porteurs de la maladie, les études ne sont pas encore abouties contrairement à de nombreux effets d’annonce. Comme pour tous produits il faut faire attention, certaines personnes ne les supportent pas, peuvent faire des allergies. En attendant de nouvelles études, il est fortement déconseillé aux personnes souffrant de troubles mentaux.
Le cannabis n’endommage pas les cellules du cerveau ! Cette idée reçue vient des premières campagnes anti cannabis aux états-unis qui utilisaient une étude depuis contredite. Les scientifiques ont refait des expériences avec plus de rigueur et de suivi. Rien ne confirme l’hypothèse américaine. La sensation de planer ne se fait pas par la destruction des cellules mais par le remplacement d’une substance par une autre.
Le cannabis est classé dans les “panacées”, ces médicaments qui guérissent presque tout. Dans les faits il ne guérit pas mes influe sur les symptômes négatifs de nombreuses maladies : la sclérose en plaques, le cancer, le sida, le glaucome, la dépression, l’épilepsie, la migraine, l’asthme, la sclérodermie, les douleurs sévères, et la dystonie. Il permet aussi de redonner de l’appétit aux anoréxiques (des médicamants à base de la plante sont aujourd’hui disponibles en pharmacie). 
Mais la plus grande concurrence du cannabis pour les produits pharmaceutiques se fait avec les… antidépresseurs ! Cette industrie très forte en France (5 millions de consommateurs, abonnés presqu’à vie, en raison de la dépendance provoquée) représente un business qui s’effondrerait avec une légalisation du cannabis. N’avez vous jamais entendu un de vos proches vous dire que son médecin lui conseillait de se contenter du cannabis plutôt que des antidépresseurs ?
Comme pour de nombreux produits, les apports et les inconvénients sont partagés.
Il est donc important de discuter de sa légalisation avec de vrais données, puisqu’on ne peut ni dire qu’il est inoffensif, ni dire qu’il est dangereux. Les entre deux sont les sujets les plus stigmatisés par la politique.
Il y a encore peu de temps, le préfet de Police de Paris déclarait dans l’émission “C’est dans l’air”, qu’un consommateur ne pouvait pas être inquiété pour la détention d’une 20€ (notion vague). Depuis la baisse de popularité de Nicolas Sarkozy et l’approche des prochaines élections présidentielles, la tendance change et de nombreuses personnes sont emmenées au commissariat même pour la détention d’un seul joint. Curieux non ?
Un débat de société, mis sous silence par nos politiques. Pour l’intérêt de qui ?
—- Le 18 Juin grande manifestation pour la légalisation du cannabis. Appel du 18 joint, 18H Parc de la Villette à Paris.

Article réalisé par Djezz



